Un métier d’autrefois,

Le charbonnier,

Spécialité des auvergnats, ce métier en conduisit plus d ‘un à la fortune.

A l’origine, le charbonnier fabrique depuis des temps immémoriaux le charbon de bois au coeur de la forêt.

Au XIXème siècle, l’usage du poêle ou du fourneau en fonte prend le pas sur celui de la cheminée, pour la cuisine comme pour le chauffage.

On préféra bientôt  la houille au charbon de bois. Avec l’essor de ce nouveau combustible, qu’on nomme << charbon de terre>>par opposition au charbon de bois, l’appellation charbonnier s’appliquera à ceux qui le commercialisent.
A la même époque, les Auvergnats immigrés à Paris, voyant leur spécialité de porteurs d’eau menacée par le perfectionnement du réseau d’alimentation en eau de la capitale, se lancent dans le commerce du bois et du charbon.

Photo de: gitesainjuery.over-blog.com

Ils livrent à domicile, ce qui assure leur succès.
On les appelle les « bougnats » contraction de <charbon et d’auvergnats>

Généralement leur boutique fait aussi débit de tabac.

Les Auvergnats plus particulièrement les Aveyronnais, qui forment une communauté solidaires, parviendront d’ailleurs à dominer le monde de la brasserie parisienne.

Aujourd’hui encore, alors que plus personne ou presque ne se chauffe au charbon, on qualifie un café-restaurant populaire parisien de « bougnat ».

Photo: alleretours.com

18.04.12 pré 11MTH

30 commentaires sur “Un métier d’autrefois,

  1. Ce métier existe encore dans certains pays. Il est dur et difficile.
    L’homme s’adapte sans cesse aux situations économiques.
    Belle journée.

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    • Bonne journée Clara, un peu moins tourmentée que ces derniers jours si j’en crois le coin de ciel bleu que je vois de ma fenêtre. Bisous MTH

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  2. coucou Marie
    Un souvenir d’enfance me traverse de suite l’esprit ,le charbonnier qui passait chez nous avec sa charrette et son cheval qu’il maltraitait la pauvre bête recevait des coups de fouet à n’en plus finir . Ce vilain bonhomme était toujours alcoolisé ! Quand il descendait à la cave avec son sac de boulet sur l’épaule je crois que j’ai souvent prié pour qu’il tombe !!
    Ici en Lorraine quand je suis arrivée c’est devant les maisons que le camion renversait le coke c’était aux habitants de le mettre à la cave ! Toute la ville était noire et j’ai regretté très souvent les maisons blanches de ma Bretagne ! Maintenant que les mines ont fermé c’est quand même un peu mieux et les maisons sont aussi plus propres et plus gaies !
    gros bisous et bonne journée
    MITOU

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  3. Bonjour Marie! c’était un autre temps quoique mon frère se chauffe au bois et le bois n’arrive pas tout seul dans le poêle lol bisous bonne journée

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    • Bonjour Yo, nous avons une cheminée et il faut mettre du bois dedans, c’est juste pour le « fun » car il fait trop chaud dans la pièce, c’est une cheminée ouverte, donc on ne peut pas envoyer la chaleur dans d’autres pièces? Autrement c’est une pompe à chaleur qui chauffe la maison. Bisous et bonne journée MTH

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  4. Bonjour Marie,
    Oui, c’étaient de smétiers très difficiles à l’époque.
    Nous avons de la chance aujourd’hui d’avoir des machines pour faire le travail de nos anciens. Belles cartes postales. Merci pour le partage et bon week-end à toi.
    A bientôt.
    Ely

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  5. Coucou Mitou, je vois que mon billet a ranimé des souvenirs et même un peu de regret de ton enfance bretonne avec ses jolies maisons. Pour moi je me souviens d’aller chercher chez le bougnat en bas de la rue un sac de 5kgs de charbon, et après je devais le descendre dans la cave de l’immeuble, j’aimais pas du tout! bisous et bonne journée sans doute moins pluvieuse que les précédentes MTH

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  6. J’ai bien aimé ton article CE métier que je ne connaissais pas ou peu Marie, connais-u le blog de Joseph Guegan qui a fait plusieurs articles sur le métier de son grand père si je me souviens bien ,c’est charbonnier en foret
    Tes examens ,OK je l’espère
    Bisous Marie-Pierre

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  7. Bonjour Marie-Pierre, je vais aller voir le blog que tu m’indique, cela m’interesse. Je vais à l’anesthésiste cet après midi et lundi 28 col et scelio en même temps, on veut voir ce j’ai dans l’estomac!!!! j’espère que c’est juste la gastrite oeosophagienne qui s’est réveillée, il faut surveiller avant que cela ne dégénère. Bisous MTH

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  8. Bonjour Marie,
    Souvenirs…quand j’étais en remplacement à Paris, un de mes collègues livrait du charbon après ses heures de travail.
    Le soleil joue à cache-cache.
    Bonne journée

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  9. Bonjour, ça ne devait pas être un métier facile; la cuisine sur ces fourneau est la meilleure !! ça a le teps demijoter; je te souhaite une bonne journée bisous

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  10. Bonsoir Marie,
    Je n’ai pas connu le charbon, mais lorsque j’allais à Limoges, je voyais bien sûr ces livreurs qui portaient les sacs sur leurs dos, Ce dont je me souviens, c’est de leur noirceur.
    J’ai connu cette grosse cuisinière qui chauffait notre grande cuisine pièce à vivre…
    Elle fonctionnait au bois de châtaigner ou de chêne que les hommes coupaient l’hiver et le laissaient sécher jusqu’à l’hiver prochain pour faire un bon feu.
    Merci pour ce billet très intéressant.
    Je te souhaite une bonne soirée.
    Bises.
    Ninie.

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  11. Merci pour ce bel article que je trouve bien intéressant .
    Dans les années 50/60 il y avait beaucoup aussi dans notre région. C’était un travail bien harassant
    Bonne soirée et bon week-end
    Bisous

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    • Bonsoir Georges, je n’ai pas connu réellement ces bougnats, mais tout de suite après la guerre je me souviens avoir été chercher par 5kgs du charbon chez « le bougnat » au coin de ma rue, après je devais descendre le mettre à la cave ce qui m’impressionnait toujours, j’avais et j’ai encore dans la mémoire cette cave où nous réfugions pendant les alertes, j’étais très jeune (née en 1941) mais ce sont des choses qui marquent, je ne peux entendre une sirène encore maintenant sans avoir des frissons! Je te souhaite une bonne soirée, bon week-end bisous MTH

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  12. Bonsoir Ninie, je me souviens de notre cuisinière elle était en faïence bleue, dedans on mettait de l’anthracite quand nous étions à la maison le soir, pour la journée c’était du coke, qui ne chauffait guère, mais moins cher , il tenait le feu plus longtemps. les temps étaient aussi durs à cette époque. Bonne soirée bisous MTH

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    • Je ne me souviens plus de la tête du bougnat où j’allais chercher le charbon, c’est sûr qu’il devait rester du noir dans les pores de sa peau!

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  13. Bonjour MTH, j’ai pris le temps de lire cet article. Je le trouve très intéressant.

    Très bon dimanche à vous,
    PhotosMJ

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