Un langage inhabituel,

J’ai décidé de vous raconter une petite histoire en ARGOT PARISIEN!

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Je connais car mon père et son frères, tous deux métallos, aimaient parler en argot devant leur mère pour la faire enrager, ils savaient que cela lui déplaisait mais les deux FRANGINS aimaient la taquiner.

  • Alors Charles, t’as ramené un peu de GRISBY, il n’y a plus un FIFRELIN dans cette TURNE;
  • On devrait pourtant s’en sortir, nous avons un métier, on ne BIBINNE pas au BISTROT, et pourtant on est dans la « DECHE ».
  •  Alors quelles sont les nouvelles (je n’ai pas trouvé l’équivalent en argot)?
  • C’est Louis , mon père qui pose la question à son frère:
  • As-tu trouvé une GONZESSE?
  • Non, avec le TURBIN que m’a donné le CAVE à l’usine, pas le temps!
  • Tant mieux dit mon père , ne nous ramène pas  une GRELUCHE NUNUCHE ( tiens ça rime !), ni une GROGNASSE, t’aurait jamais assez de « PICAILLONS » pour lui acheter ses FRINGUES!!
  •  Ah je voulais pas te le dire mais  comme dans cette maison, tout fini par se savoir, j’ai été  arrêté par un « PANDORE », non pas une « HIRONDELLE » et son vélo,
  • 02520uniforme20agent20de20police20hirondelle20hiver1947-1966Il voulait que je lui montre mes « PAPELARDS » comme de juste je ne les avais pas sur moi, je ne les prends jamais pour aller à la « TOLE » (usine, et tolier =chef) . Alors il m’a fait monter dans la BAGNOLE, tu sais le « PANIER A SALADE »h14g
  • et en route pour la GRANDE VOLIERE.
  •  Bon, c’est pas tout ça, si on cassait une petite » GRAINE »?
  • Je vous écris ce texte en « LOUSDE » , du ciel où ils sont maintenant , ils doivent bien « SE MARRER », j’espère juste que ma grand-mère n’est pas à côté d’eux, car elle aurait  vraiment honte de moi.
  •                 C’est donc en confidence que je fais ce billet, ne le divulguer pas, je compte sur votre discrétion.

Je vous souhaite une très bonne journée  pour ce samedi  deuxième jour de l’automne.

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18-04-12-pre-11MTH

 

33 commentaires sur “Un langage inhabituel,

  1. Tu m’as bien fait rire avec ton histoire en argot avec des mots que je connais, évidemment c’est de « notre temps ». On ne les employait pas chez moi, mais on les entendait tous dans des films de l’époque. J’ai plus de mal à suivre maintenant avec le verlan, le langage des « jeun’s » et ne parlons pas des termes de l’informatique, il manque encore pas mal de page à mon dictionnaire personnel, heu non « perso ».
    Bonne journée, bisous.

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    • Coucou Colette, moi non plus je ne comprends pas toujours les nouveaux mots des ‘j’eunes ». Quelle âge a ton arrière petite fille? c’est la petite fille de qui de Sylvie ou d’Alain. Bisous MTH

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  2. coucou Marie
    Tu sais que mon papa routier mais Breton employait souvent ce genre de mots
    tu m’as bien fait rire avec ton histoire et en même temps j’ai retrouvé des souvenirs ! J’aime me souvenir du passé . . .
    Je devrais retrouver mon ordi aujourd’hui il est à la clinique depuis samedi dernier et je n’ai encore pas pu voir mes photos de vacances j’espère pouvoir reprendre mes articles journaliers !
    gros bisous et bonne journée
    MITOU

    Aimé par 1 personne

    • Alors Mitou, n’étouffe pas ton ordi avec trop de photos d’un seul coup, il est comme Claude en convalescence, ce langage d’un autre temps rappellent des souvenirs à quelques unes. Bisous MTH

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  3. Coucou Marie ! J’avoue qu’il y a des mots que je ne connaissais pas …. mais par contre, maintenant je vais croire qu’on est samedi aujourd’hui !!!
    Gros bisous, bonne fin de semaine !

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    • Bonjour Nini, désolée de te mettre dans l’erreur toute la journée, j’aurais bien fait de zapper ce vendredi, je viens d’apprendre le décès d’une personne du village, je la connaissais depuis l’enfance car elle aussi venait en vacances chez sa grand-mère, triste!!! bisous MTH

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    • Bonjour Claudine, tu n’as donc pas eu de problèmes de traduction, mon père vouait une admiration à Jean Gabin! bisous et bonne journée MTH

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    • Coucou Muriel, alors tu n’es pas étonnée, moi aussi j’aimais bien et surtout que ma grand-père qui élevait ses deux garçons , se devait être sévère et moi, je riais « sous cape » re-bisous MTH Ps, prends le temps de cogiter, les occasions de rire sont rares en ce moment

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  4. Je me suis bien marrer avec cette histoire…nous avions le même langage dans notre région et j’avoue que j’aimais beaucoup …. c’est dommage que ça ce perd….
    Je te souhaite un bon samedi et un agréable dimanche ( bon week-end n’existait dans les années de notre jeunesse )
    Bisous

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    • Bonjour Georges, moi aussi je riais (sous cape) quand je les entendais, et de voir ma grand-mère pâlir de colère et leur disant très très sèchement de parler correctement, et bien même adultes ils l’écoutaient, quant à moi je ne me serais pas avisé de la contredire, de ce fait je suis bien élevée et ne dit des gros mots que lorsque je suis seule. Bisous et bonne journée MTH

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  5. Bonjour Marie,

    Bravo pour cet histoire en argot Parisien, j’dore, cela me remet en mémoire les dialogues d’Audiard dans ses films inoubliables.
    De plus tu as parfaitement illustrer ton billet BRAVO !
    Bises très amicales.

    Henri.

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    • Bonjour Henri, tu penses bien que je n’aurais pas eu le droit de parler comme ça, ma grand-mère paternelle est devenue veuve très jeunes, ses garçons étaient encore petits quand ils ont perdu leur père, et elle a du se montrer sévère, pour leur bien. Ils étaient tous deux tourneur sur métaux, ils ont travailler à 13 ans après leur certificat, mais leur mère les envoyait au cours du soir pour apprendre les maths et l’allemand. L’idole de mon père était: Jean Gabin Bisous et bon après-midi MTH

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  6. ha ha tu m’as fais rire avec ta petite histoire utilisant l’argot, dont certains c’est ici que j’ai lu la première fois
    Donc, merci du partage marie, c’est cela l’avantage du blogging, à part de se faire de nouvelles rencontres, nouvelles amies, on fait connaissance des tas de choses
    passe un très bon week end
    bisous

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  7. on retrouve pas mal de mots des romans de l’époque et aussi des mots utiliser par chez nous est-ce universel? tiens t’as oublié la maison poulaga…rire. Bisoussss Marie

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  8. Marie tu me fait rire ou va tu chercher tout sa!!! Que les mots existe, je le conçois mais tu as une façon de mettre tes,ton personnage en scène d’une façon très humoristique et c’est cela qui est très drôle.
    Bisous.
    Roberte

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    • Bonsoir, je vais chercher au fond de ma mémoire, il me reste tellement de souvenirs des bons comme celui là, et des moins bon quand on était dans les caves pour se protéger des bombes, je n’étais pas bien grande, je suis née en 1941) mais je me souviens bien des dernières années de la guerre.J’ai des souvenirs très vivaces, mais dans un moment donné, je ne pense pas que je pourrais les écrire comme une histoire, ce ne sont que des bouts de mon histoire? Merci pour ce gentil com bonne soirée bisous MTH

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      • Alors bienvenue au club! tu l’as passé où ton enfance? moi c’était à Pantin 93 9.3 comme on dit maintenant, c’était un quartier ouvrier, on ne roulait pas sur l’or loin de là, mais qu’est ce que j’étais bien entourée de mes parents de ma grand-mère maternelle qui me gardait, pas de « sous » mais tellement d’amour m’a été donné….
        Bonne journée et amicales pensées MTH

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      • Je suis née à Paris mais enfant abandonnée je fus placée chez des nourriciers dans le Loir et Cher. D’où mon premier livre « Où es tu Maman? » Une suite à ce livre prochainement.

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      • désolée Marie il est épuisé mais va sur amazone quelques fois il s’en trouve d’occasion. Beaucoup d’amies ont pu se le procurer ainsi. Bisous

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  9. Bonsoir Renée, effectivement « poulaga » il y avait ce langage dans les film avec Gabin, Lino Ventura etc… Bisous et bonne soirée MTH

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    • Bonjour Gisèle, il faut te dire que venant d’une famille d’ouvriers mes deux familles maternelle et paternelle, avaient à coeur de nous élevés dans la politesse, le respect, et je savais que pour réussir un métier, il fallait travailler et commencer dans le bas de l’échelle, ces conseils m’ont été très utiles. Bisous et bonne journée MTH

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