17 rue Pasteur à Pantin,

La photo de ma rue hier  a refait surgir  des souvenirs enfouis.

Je vous parlerais  aujourd’hui des habitants de l’immeuble , en fait ceux dont je me souvienne:
Mr et Mme André la concierge où j’allais souvent me réfugier, je me souviens  au tout début de l’odeur du cuir  qui régnait dans la pièce  où elle travaillait le cuir des chaussures, quant à son mari  il travaillait  à la boulangerie. C’était des personnes d’une extrême gentillesse , qui m’ont rendu un service que je n’oublierais jamais. Ils sont maintenant partis pour ce long voyage dont on ne revient pas, je reste en contact avec Sylvaine une de leurs filles.
Il y avait aussi Mr et Mme Serraut les boulangers  , leurs enfants Monique  mon amie d’enfance  (on a jamais coupé les liens )  et Gérard son frère, ce dernier prenait un malin plaisir à venir « toquer » à notre porte et se sauvait à toutes jambes quand ma mère lui ouvrait. Me reste l’odeur du pain frais et le goût du  sablé que j’achetais pour mon goûter.
Au-dessus de chez nous il y avait Mr et Mme Euzenot  (orthographe?)  avec leur fille Colette, plus âgée  que moi. Rapport tendu avec ma mère  , car cette dernière faisait la lessive tard le soir , et le chauffe-eau donnait  » des coups de bélier »!

Au troisième vivaient les  Brulefert avec leur fils  Georges de notre âge  mais sauvage, ne venait jamais joué avec nous dans la rue .

Plusieurs femmes de l’immeuble travaillaient à l’usine de parfum « Bourgeois », on savait quand elles étaient rentées, le couloir embaumait.

Certains maris travaillaient aux abattoirs de « La Vilette », je n’aimais pas les voir rentrer car ils avaient souvent leur  tenue de boucher avec du sang, cela me dégoûtait.

Il me semble même qu’un des habitants était « croque-mort », il est mort rapidement , tout le monde disait qu’il avait attrapé un microbe en s’occupant d’un défunt.

Dans le domaine des odeurs, on peut  ajouter ma mère qui travaillait au laboratoire de chez Potin , elle ramenait avec elle une odeur de vanille  qui me semble sentir encore.

Cette rue était comme un village, les gamins et les gamines  dont j’étais, jouaient dans la rue et dans les couloirs d’immeuble.

Il y avait bien sûr des chamailleries, des pleurs et des grincements de dents, des rumeurs  qui circulaient, fausses pour la plus part….

Si j’avais le don d’écrire , je pourrais en faire  un roman.

Merci de m’avoir lue.

Bon vendredi,

713fcf6b0e7cccabd4cd332f4965788d

18.04.12 pré 11MTH

 

 

 

 

10 commentaires sur “17 rue Pasteur à Pantin,

  1. Mais tu as le don d’écrire j’aime beaucoup. Fais un roman c’est très intéressant. je me souviens aussi des noms des locataires de l’immeuble de ma grand-mère et pourrait les décrire. Bisous

    Aimé par 1 personne

    • Merci Martine , mais je ne pense pas que j’ai la capacité d’écrire un roman, peut-être un cahier de souvenirs pour mes petits enfants. Bisous et bonne journée MTH

      Aimé par 1 personne

  2. Bonjour Marie! Un petit moment de nostalgie ça fait du bien…Aujourd’hui avec la fête des voisins ça créer des liens et c’est bien!
    Bisous bonne journée au frais

    Aimé par 2 personnes

  3. Merci pour la tasse d’amitié, Marie et merci pour tout ce que tu décris si bien ici : c’est tout à fait agréable de te lire !!!
    Bonne poursuite de cette soirée,
    Bisous ❤

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :